- Maëlle, sauve-toi !
Les paroles de ma mère mirent un temps fou à se faire assimiler par mon cerveau. Je tentais de reconnaître le danger, mais il semblait plus rapide que moi. Ma mère se fit écrasé par deux hommes, vêtu tout les deux de manteaux incroyablement long et élégant. La seule chose qui permettait de les distinguer l'un de l'autre était leur coupe de cheveu. L'un avait des cheveux mi-long blond, tandis que son second les avaient court et noir. Je ne comprenais pas d'où ils avaient atterris et comment ils avaient fait. La rue était tellement sombre qu'il était impossible de nous voir, ma mère et moi. De plus on avait tenté de faire le moins de bruit possible. Ma mère, étant superstitieuse, avait horriblement peur de cette rue. En effet il y a trois années de cela, une jeune femme s'est faite assassinée ici. Et vu la scène à laquel j'assister, j'allais voir le deuxième assassinat qui allait rendre cette rue maudite. En parlant d'assassinat, je remarquais que les assassins ne m'avaient pas vu, car ceux-ci attaqué ma mère sans faire attention au reste. Ce qui veut dire les témoins, donc moi. Mais bizarrement au lieu de la tuer a l'aide d'un couteau ou d'une quelconque autre arme, ils se replièrent sur elle et le blond colla son visage sur sa gorge. Elle poussa un bruit effroyable ,et l'homme releva la tête. Je ne voyais pas le visage du blond mais celui de ma mère. La lune qui était pleine me permis de voir le sang qui glissait de son cou. Il se mêlé à ses cheveux d'un roux étincelant. Soudain prise de panique je compris les paroles de la rousse. Je me mis alors à courir dans le sens inverse. Je courus le plus vite que je pouvais, je n'avais plus de souffle, et a chaque foulé j'était a deux doigt de tomber a la renverse. Dans ce même instant j'entendis l'un des agresseurs crié à l'autre
- Merde, regarde la gamine qui se sauve.
Et à partir de la tout se passa très vite. Les mètres qui nous distancé, les agresseurs de moi, disparurent en quelques secondes. Malheureusement pour moi, ces hommes avaient une force qui leur donnait une vitesse surhumaine. Ainsi ils m'avaient rattrapés. Le brun me chopa par la taille et me colla contre le mur d'un immeuble. Le blond dont je n'avais pas vu le visage me pétrifia. Il avait du sang plein le bas du visage. Instinctivement je regardai ma mère pour faire la comparaison entre les deux sangs. Et forcement il n'y avait aucun doute. C'était son sang. Je reviens sur le visage du monstre sanguinaire. La seconde chose qui me frappa sur son visage était ses dents. Elles étaient blanches, longues, tranchantes. Puis je remontai mes yeux pour qu'ils finissent leurs courses dans les siens. Ceux-ci étaient omnubilants car ils étaient d'un rouge sang enivrant.
- Elle ferait un bon dessert. Lança le blond.
- Arrête Paul, on exagère. Déjà une c'était trop.
Je reconnu leur accents anglais. Par contre je ne comprenais pas se qu'ils faisaient ici. En effet nous étions à Seattle. Ils n'avaient plus d'anglais a dévoré ou quoi ? Soudain une deuxième pensée me vient et celle-ci fut moins colérique mais plus respectueuse envers le brun. Grâce a lui j'allais peut être m'en sortir. J'enleva mes mains de mes yeux pour voir se qui se passait. Je remarquai que mon défenseur avait le regard de couleur noir. Puis dans cette même seconde il se jeta à mon cou. Je ne compris pas son geste. Je sentis la douleur dans ma gorge et je poussai un cri mais je ne l'entendis point. Je pensais que c'était ma dernière minute alors je repensais à ma misérable mais joyeuse existence. Au suicide de mon ivrogne père. A l'accident mortelle de ma s½ur adoré. De la plus magique des nuits avec mon amoureux. Et maintenant j'espérais que quelqu'un vienne me sauver là, maintenant. Dans cette ruelle deserte. Qu'il vienne me redonnais mon souffle de jeune fille. Ma dernière pensée fut que je compris que les deux hommes étaient des vampires. Comme quoi les légendes sont finalement tirées de la réalité.